Un an après la disparition de Vladjimir Legagneur, la justice reste muette

Une année s’est écoulée depuis que le photojournaliste Vladjimir Legagneur n’a plus donné signe de vie. La police peine à déterminer s’il est finalement vivant ou mort. La famille est dans l’impossibilité de faire son deuil, voire d’espérer que justice soit faite.

La seule réaction des autorités en place vient du secrétaire d’État à la Communication. Eddy Jackson Alexis, affirmant que la dernière fois qu’il s’est entretenu avec la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), chargée de collecter les preuves de la mort du photojournaliste, sur l’avancement de l’enquête, les responsables lui ont confié que le rapport d’analyse sur les effets supposés appartenus à la victime est toujours aux USA. Sans ce rapport, il n’y a vraiment aucune confirmation de l’assassinat de Vladjimir Legagneur à Grand-Ravine (Martissant), comme tout porterait à le croire.

En conférence de presse, le porte-parole de la PNH, Michel-Ange Louis-Jeune, ne pouvait pas être clair sur la question. Il a rappelé que, jusqu’à présent, Vladjimir Legagneur est porté disparu. Ce qui n’indique pas un réel progrès dans l’enquête qui devrait déterminer avant tout si le photojournaliste est mort ou vivant. Selon ce dernier, l’enquête de la PNH a pris fin quand le dossier a été transféré à un juge d’instruction qui prend le relais. Le commissaire divisionnaire a aussi fait savoir qu’ucun supplément d’information n’a été demandé par le juge à la DCPJ.

Même après une année d’enquête, test ADN compris, les institutions chargées de faire la lumière sur cette disparition ne peuvent pas communiquer leur conclusion finale. Dans une note de presse rendue publique ce jeudi 14 mars, M. Alexis encourage la police et la justice, notamment le cabinet d’instruction, à faire toute la lumière sur le dossier pour que la disparition de Vladjimir Legagneur ne rallonge pas la liste des dossiers de journalistes assassinés qui sont toujours restés ouverts.

Un membre du « Kolektif 2 Dimansyon » (K2D), dont Vladjimir Legagneur faisait partie, dénonce le fait que les autorités de la chaîne pénale rechignent à fixer l’issue de ce dossier. Jeanty Junior Augustin estime que la conclusion de l’enquête permettrait à la famille de Vladjimir de connaître son sort.

Le photojournaliste Vladjimir Legagneur, âgé de 30 ans au moment de sa disparition, a quitté sa maison depuis le 14 mars 2018. Selon sa femme, Fleurette Legagneur, il s’était rendu à Grand-Ravine pour un reportage, dans un quartier de Martissant, où, depuis quelques années, les affrontements entre gangs deviennent de plus en plus violents. Le directeur général de la PNH avait promis qu’il allait faire toute la lumière sur cette question, mais, peu de temps après, les violences se sont intensifiées dans la zone et ses environs.

Ricardo Lambert source le nouvelliste

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